12 ans et plus

«Dali» et «Lucas» : une critique de deux personnages de la collection «C ma vie» chez Guy Saint-Jean

La collection «C ma vie» est composé d’une série de romans qui font place aux jeunes sous forme de témoignages. Dans cet article, je vous propose une critique de deux de ces romans : Dali de Chloé Varin et Lucas de Mathieu Fortin.

Dès 12 ans.

Dali, Chloé Varin, Guy Saint-Jean

Suite à une série d’événements, notamment une chicane avec son meilleur ami, Dali se retrouve dans le bureau de la psychologue de l’école. À sa demande, Dali devra faire une «scrapthérapie» basée sur le scrapbooking. Même si elle trouve cette thérapie ridicule, elle se prête au jeu. Contre toutes attentes, les images parleront d’elles-mêmes.

Dali est un roman qui ne laisse pas d’empreinte impérissable dans ma mémoire de lectrice. Sans pouvoir identifier un problème précis, ce roman manque de punch. L’histoire est intéressante, car elle ne tombe pas dans le mélodrame. Il s’agit de véritables situations que peuvent vivre les adolescents : une chicane avec son meilleur ami, le deuil d’un animal, l’incapacité à comprendre les choix de ses parents, le clavardage avec un inconnu sur Internet, etc. Pourtant, la construction narrative ne crée pas d’étincelles.

L’un après l’autre, chaque événement remonte à la surface et Dali les revit avec plus ou moins de difficulté. L’histoire de base est intéressante, pourtant le rythme n’est pas au rendez-vous. Avec plus de dynamisme, nous pourrions avoir là un bon film de filles. Le lecteur pourrait naviguer entre les scènes. Actuellement, la narration est linéaire et sans rebondissements.

Je suggèrerais tout de même ce roman à des adolescentes qui ont de la difficulté à gérer les différentes sphères de leurs vies. Il se passe beaucoup de choses à l’adolescente et il est plus facile de ne rien faire plutôt que de passer à l’action pour régler les malentendus.

Lucas, Mathieu Fortin, Guy Saint-Jean

Lucas est un grand joueur de hockey. Il est discipliné… même un peu trop. Il évite certaines activités pour ne pas se blesser. Il surveille son alimentation et ne fête pas trop avec ses amis pour être toujours en forme pour l’entraînement. Cette année, les recruteurs assisteront à un de ses matchs. Il est encore plus concentré. Son meilleur ami, sa blonde et sa mère tentent de lui faire réaliser qu’il se concentre beaucoup trop sur le hockey et qu’il manque une partie de son adolescence… et son secondaire. Pourtant, il faudra un accident tragique pour apprendre à Lucas qu’il n’y a pas juste le hockey dans la vie. D’ailleurs, certains dialogues sont inégaux. On sent parfois que ce soit des jeunes, alors que d’autres fois, ce pourrait être un adulte. Les dialogues nous font vraiment penser à Lance et compte.

Pour être franche, je trouve que ce roman est un cliché facile. Un grand sportif qui suite à un accident qui met fin à sa carrière découvre ce qui est réellement important. Sans oublier un père qui pousse trop le hockey. On dirait un vrai film hollywoodien. Pourtant, on se laisse embarquer. J’avoue que j’aime beaucoup les films de sport, alors je me suis laissée porter. Le rythme nous tient en haleine et Lucas est un si bon gars qu’on veut son bien.

Et, même si ce roman est un cliché assuré, on parle d’un sujet très réel : les parents qui poussent trop leurs enfants dans le sport. Est-ce réellement le rêve de l’enfant ? N’est-ce pas le rêve des parents ? Les parents sont contrôlants et privent leurs enfants de vivre leur vie à leur rythme. Le père de Lucas lui met une pression démesurée sur la vie de son fils pour le voir atteindre la grande ligue.

Un roman parfait, malgré ses imperfections, pour les jeunes qui s’intéressent au sport et aux jeunes sportifs.

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