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6-11 ans

0-5 ans, 6-11 ans

«La gardienne du musée» de Simon Boulerice et Lucie Crovatto

Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, je trouve que Les Éditions de la Bagnole produisent régulièrement de petits chefs-d’œuvre littéraires. C’est l’une des rares maison d’édition qui ne me surprend plus au niveau de la qualité de ses albums jeunesse. Vraiment, je suis rarement déçue. Et, évidemment, ils récidivent avec La gardienne de musée, c’est un petit bijou de lecture!

Un splendide duo est à l’origine de cet album. Simon Boulerice, que l’on ne présente plus, est aux commandes de ce texte savoureux. Lucie Crovatto, que je découvre ici, manie brillamment les coups de crayons. Elle a su avec brio mettre en image cet univers quasi mystique qu’est un musée.

Toute l’histoire se déroule au musée avec cette gardienne mise sous les feux des projecteurs, Mme Morose. Cette dernière aime profondément son travail. Elle se sent chanceuse d’être entourée de ces œuvres. Elle est sensible à leur beauté, même si celle-ci est subtile, se trouve dans un détail ou ailleurs. Même les grondements de la tuyauterie représentent une symphonie à ses oreilles. Trouvera-t-elle quelqu’un pour poser ce genre de regard bienveillant et plein d’amour sur elle aussi? Quelqu’un qui saura regarder au-delà, qui saura s’émouvoir de sa propre beauté?

Quiconque qui apprécie les musées et les arts sera happé par cette histoire et vibrera sous ces illustrations. L’album débute d’ailleurs remarquablement bien avec une pleine page illustrée où l’on peut voir la gardienne de musée entrer par la grande porte de cet établissement. Une page qui reflète le caractère particulier qui émane de cet endroit, sa « magie », sa « lumière » et sa grandeur. Cette ambiance perdure tout le long de la lecture grâce aux images éloquentes, pleines de détails qu’un œil aguerri saura distinguer : les éléments architecturaux, les ornements autour des tableaux, les sculptures et autres tableaux célèbres qui y figurent.

Les personnages aussi participent activement à cette ambiance, notamment avec ce personnage principal incarné par la vieille dame bossue, Mme Morose. Un nom qui lui sied à merveille avec cet emploi monotone, cet uniforme et ses souliers de travail confortables, mais austères, et ce caractère un peu rigide. Mais, sous cette façade, se cache une âme en peine que l’on devine notamment grâce à ses pensées, mises en relief par des phrases en rouge, parsemées dans le récit. Des phrases qui nous permettent de gratter un peu la surface, d’aller plus en profondeur et de dépasser cette façade, car, oui, sous ce regard éteint, elle cache certaines blessures. Un mal-être relié à la nostalgie de sa beauté passée. Heureusement, un petit garçon bienveillant va croiser son chemin. Il incarne nulle autre que la pureté du regard de l’enfance. Je vous laisse découvrir l’événement qui va bousculer la vie de cette gardienne et qui va lier son destin à celui du jeune garçon. C’est digne d’un film!

Cet album nous offre une véritable ode aux musées, mais surtout une réflexion sur la beauté. C’est si vrai que les jeunes enfants entrevoient la beauté en toute chose. Une phrase débordante d’amour du garçon résume assez bien cette facilité d’émerveillement: «Vous êtes une véritable œuvre d’art!». Comme quoi un simple regard tendre peut sublimer l’ordinaire en extraordinaire et ouvrir les yeux des autres. Un récit qui rappelle l’importance de garder son âme d’enfant.

Psst… Un petit jeu est mis en place pour inviter les jeunes lecteurs à repérer les œuvres d’art reproduites par l’illustratrice. Mon petit doigt me dit que les parents y trouveront un malin plaisir à tester leurs connaissances. Peut-être même que certains professeurs y verront une occasion de parler de l’histoire de l’art et de l’évolution de la notion de «beau»!

À partir de 4 ans.

0-5 ans, 12 ans et plus, 6-11 ans, Suggestions et critiques

Découvertes d’une maman – mai 2018

Mon imagier de la maison, Nathalie Choux, Édition Nathan, Collection Kididoc-Imagiers

Résumé: Un imagier interactif, dès la couverture, adaptées aux tout-petits. Dans ce titre, on découvre les différentes pièces et les objets de la maison.

Avis: Coup de cœur pour cet imagier et sa collection! Mes filles voudraient avoir tous les titres. Et, moi aussi, car ce sont des livres de manipulation ludiques, beaux et solides !! Les pages cartonnées sont très épaisses. Les «tirettes» sont variées: on tire un rideau (gauche-droite), on fait couler l’eau de la douche, on soulève le couvercle d’une casserole (haut-bas), etc. C’est donc un outil attrayant pour la motricité fine et apprendre/réviser le vocabulaire de base. En plus, les illustrations sont mignonnes et attirantes, relevées par des couleurs éclatantes. Ce titre fait partie d’une série de premiers imagiers interactifs qui portent sur des thèmes de base (anniversaire, garderie, pompiers, chantier, bébés animaux etc.). Cette collection offre vraiment une belle variété de titres.

Dès 1 an.

Petit camion rouge et petit camion jaune, Tatsuya Miyanishi, Éditions Pika/nobi nobi!

Résumé: Nouvelle livraison pour Red le petit camion rouge: il doit transporter de gros bidons jusqu’à l’aquarium Bloups. Il est aidé dans sa mission par Yellow, le petit camion jaune. Au grand désespoir de Red, son partenaire est un grand flâneur qui aime rouler doucement, aider tous ceux qu’il croise et faire des détours par les sentiers champêtres! Oh là là, ils vont être en retard… Mais il va bientôt découvrir que les chemins les plus courts ne sont pas forcément les plus rapides.

Avis: Ce titre fait partie d’une collection de plusieurs tomes. Mes filles ont immédiatement reconnu le personnage de « Red », même si ça faisait longtemps qu’on ne l’avait pas pris! Ce petit camion rouge est effectivement charmant et rempli de qualités. Cette fois-ci, il devra accomplir une mission à l’aide du camion dénommé «Yellow». (Oui, les noms de personnage sont simples, mais ça marche! Je vous garantis que vos enfants se souviendront d’eux!). Dans cette aventure qui prend la forme d’une excursion routière, Red va beaucoup apprendre de la personnalité de ce nouveau co-équipier. Il va notamment reconsidérer l’importance de ralentir le rythme, prendre son temps, aider son prochain et ainsi profiter de la vie. Au détour de ce récit, on fera une mini incursion au Japon, avec les références faites au tanuki et au mont Fuji.

Dès 2 ans.

Fais passer!, Ingrid Chabbert et Maurèen Poignonec, Éditions Frimousse

Résumé: Un loup dit à haute voix qu’il aimerait manger un cochon grillé. Il s’en suit une déformation de la phrase par chaque animal qui l’entend : «Qu’est-ce qu’il a dit?!»

Avis: Un album qui va surprendre votre enfant! On rit beaucoup de ce bouche à oreille qui tourne mal. Chaque phrase déformée par un interlocuteur est illustrée sur la page de droite et donne lieu à des mises en scène cocasses. Le message final n’a rien à voir avec le message initial dicté par le loup. La fin est des plus inattendue… Il faudra peut-être relire l’histoire une fois ou deux pour que l’enfant saisisse l’aspect comico-tragique de la fin. Et, c’est ça qui est fantastique! L’enfant saisit l’ampleur de la situation, il est un peu déstabilisé. Il s’interroge, va à la pêche aux réponses. Et si la fin était déjà sur la page couverture?!!!

Dès 3 ans.

Eléctrico 28, Davide Cali et Magali Le Huche, Éditions abc Melody

 

Résumé: Amadeo est conducteur de tram à Lisbonne, mais pas un conducteur de tram comme les autres. Dans son Eléctrico 28, c’est le grand bonheur : les gens tombent tous amoureux grâce à sa panoplie de manœuvres habiles et amusantes. Tous ? Sauf Amadeo lui-même, qui a pourtant un cœur grand comme ça… Au bout de sa course, le conducteur de ce tramway emblématique de la capitale portugaise trouvera-t-il sa dulcinée?

Avis: Quel duo fantastique formé par Davide Cali et Magali Le Huche! J’espère tellement qu’ils vont continuer à travailler ensemble! Eléctrico 28,  un petit bijou condensé de romantisme! Ceux qui ont déjà fait un tour à Lisbonne (Portugal) reconnaîtront immédiatement tous les clins d’œil faits à ce pays et retomberont avec nostalgie dans leurs souvenirs. Et ceux qui ne connaissent pas, vont tomber sous le charme et voudront y aller! Un album dynamique, ensoleillé et amusant pour les enfants ET les parents! Chez nous, toutes les tranches d’âge ont aimé (3, 8 et 11 ans)!

Dès 5 ans.

Les zenfants presque zéro déchet – Ze mission, Jérémie Pichon et Bénédicte Moret, Thierry Souccar Éditions

Résumé: L’objectif de ce livre très illustré : devenir un «héros du zéro» (déchet) et sauver la planète. La mission : rejoindre l’équipe Zéro Déchet composée de Compostman, Zéroman, Greengirl, la Fée letoi ou encore Slipman !

Ces héros du Zéro ont concocté un plan d’action génial pour soigner la planète. Par exemple : fabriquer sa propre pâte à modeler, créer des sacs en tissu personnalisés, organiser un anniv sans déchet ou un pique-nique sans plastique.

Toutes les activités des enfants sont ainsi abordées en 3 temps: une «Bédé» pour rigoler, un «Docu» pour comprendre et une «Action» pour changer leur monde et toute la planète en même temps ! Telle est la recette pour faire de nos bambins des héros du quotidien, les citoyens de demain.

Avis : Un super guide illustré qui arrive à point pour nous aider à réduire nos déchets! Et, c’est tout un défi quand on a des enfants! Hormis le «ze», très franchouillard, qui est omniprésent (et un brin agaçant) dans le livre, je recommande cette lecture à TOUS! Il permet d’expliquer la surconsommation aux enfants, le gaspillage, la pollution, l’état de nos ressources naturelles, etc. C’est aussi un très bon ouvrage pour les novices adultes et ainsi débuter dans le zéro déchet avec de multiples petits gestes. Ce guide est abondamment illustré et foisonne de trucs et de recettes «DIY» (baume à lèvre, la pâte à modeler, la colle). J’ai particulièrement aimé l’idée de l’anniversaire avec un cadeau d’expérience auquel tout le monde contribuera (des cours de couture, une sortie, une visite de grotte, etc.) et non plein de jouets en plastique dont l’enfant se lassera rapidement. Le ton utilisé est aussi très familier et aide à vulgariser le concept. C’est vraiment un livre interactif bien fait!

Dès 8 ans.

L’apache aux yeux bleus, Christel Mouchard, Éditions Flammarion

Résumé:  Il était fier. Fier d’avoir été reconnu digne d’être un enfant de chef, fier d’avoir été accepté par le clan. » Herman a 11 ans quand il est enlevé par des Apaches. D’abord traité en esclave, il se montre fort et courageux et gagne le respect de ses nouveaux frères. Dans l’immensité des plaines du Texas, très vite, il devient l’un d’eux, un Apache valeureux qui n’a peur de rien et qui protège sa tribu. Son nom est désormais En Da, le «garçon blanc».

Avis : Un roman autobiographique à mettre absolument entre les mains de nos jeunes! Un bel ouvrage sur le 19e siècle, les apaches, leurs mœurs et coutumes, leurs relations avec les blancs américains, mais aussi sur l’intégration, les préjugés, la différence etc. Ancrée dans le Texas, en 1870, l’histoire nous permet de vivre un vrai bond dans le passé. Et que dire de ce jeune personnage principal qui a réellement existé! Fascinant! Un livre qui a fait écho à mon cœur d’immigrante. Ça m’a rappelé la difficulté de trouver son identité lorsque l’on vit dans deux cultures (celle d’origine et celle d’adoption). Bref, un livre qui éveille l’ouverture d’esprit, et qui donne le goût d’en savoir plus!

Dès 13 ans.

12 ans et plus, 6-11 ans

Les rebelles du soccer : la saison des défis, Tome 1, Paul Roux, Les Éditions Bayard Canada, pour les 6-12 ans.

Paul Roux, l’auteur, a frappé dans le mille avec cette série de romans jeunesse sur le soccer. L’été est sur le point d’arriver, avec son soleil, ses moustiques, mais aussi avec l’engouement des jeunes pour ce sport. Les entraînements et les matchs de soccer qui dictent les joies et les peines, les hauts et les bas de milliers de jeunes au Québec, dont moi!

Dans le tome 1, Hugo, Alexis et Antoine, trois meilleurs amis, vont passer leur sélection de U12. Ils ont bon espoir de faire partie de l’équipe de première division cette année, même si les exigences sont plus élevées. Fini les retards, les absences injustifiées, etc. Une semaine plus tard, ils apprennent qu’ils ont atteint leur but. Cependant, leur bonheur est de courte durée lorsqu’ils apprennent que l’équipe, Les Rebelles, sera mixte cette année, car ils manquent de joueurs. Les garçons sont sceptiques à l’idée de jouer avec des filles. Et, ils auront tout l’été pour changer leur vision des choses et vivre une saison de soccer pleine de rebondissements.  

Le soccer est un sujet coup de cœur pour moi. J’adore ce sport qui est une source de bonheur personnel. Cette lecture a donc été on ne peut plus agréable! Elle m’a offert un avant-goût de ce que je pourrais vivre moi-même cet été. Alors, j’ai bien évidemment dévoré (avec un appétit certain!) ce premier tome de la série et j’ai bien hâte au second d’ailleurs. Mon passage préféré est celui du dénouement du match de la finale de la Coupe régionale contre l’équipe des Cobras. Le suspense est intense durant toute la partie. Mais, je ne vous dévoilerai pas la fin!

Plusieurs facteurs expliquent le plaisir que j’ai eu à lire ce roman. En premier, c’est une histoire qui se lit rapidement (159 pages) et le texte est de taille moyenne. Le style d’écriture est plutôt simple : il n’y a pas de bla-bla inutile, ni de descriptions soporifiques. Au contraire, il y a beaucoup d’actions! On suit les progrès de l’équipe des Rebelles au cours de leurs entraînements et de leurs matchs, avec leur sympathique entraineur, François. Il y a pas mal de termes techniques (coup-franc, penalty, hors-jeu…), les descriptions sont réalistes et leur cri d’équipe est dynamique (« Un pour tous et tous pour un! »): on y croit vraiment! Enfin, l’auteur touche à un thème sensible en abordant les préjugés que les garçons ont envers les filles, dans le sport, en général. J’ai trouvé que l’histoire offrait une bonne morale en présentant des personnages de filles qui persévèrent tout au long de la saison de soccer, malgré les coups bas des garçons. Elles démontrent qu’elles ont du talent et qu’elles peuvent être aussi bonnes au soccer que les garçons. Les garçons finiront (par chance!) par être plus ouverts d’esprit et à accepter de jouer en équipe avec elles.

Je recommande ce livre à tous les passionnés de soccer.

Dès 9 ans.

0-5 ans, 6-11 ans

«Il était 26 fois…» de Karine Glorieux et Jacques Plante

Il était 26 fois est un album jeunesse cocasse et amusant qui met en vedette le plaisir de l’alphabet. Vingt-six petites histoires farfelues qui ont, dès la première page, suscitées l’attention de mes 5 enfants… En même temps! Mon grand de 8 ans lisait les courtes histoires, mon fils de 7 ans nommait les lettres, mon garçon de 4 ans apprenait son alphabet et mes 2 bébés de 1 et 2 ans s’amusaient à nommer les animaux. Nous avons même pu faire un cherche et trouve. Nous avons aussi remarqué que certaines histoires avaient un lien entre elles! Un bon moment de lecture pendant lequel j’ai éprouvé de la tendresse et de la gaieté.

Le visuel de ce livre m’a tout de suite attirée. Les illustrations vives et colorées ont permis à mes enfants ont pu faire un lien avec leur monde imaginaire. Les coups de crayons simples, mais explicites collent tout à fait à ces histoires qui mettent en scène des animaux de toutes sortes. Tout l’album est fait de cette brillante façon. Les textes et les images se complètent et s’entraident permettant une lecture facile et enlevante. Après avoir fait la lecture à mes enfants, j’ai eu l’impression que ce livre devenait un véritable compagnon avec lequel ils pouvaient s’amuser tout en acquérant un certain apprentissage.

Ce livre a su égayer l’esprit de mes enfants et rendre le moment de lecture plus qu’agréable. Un album que j’ai pu lire en plein après-midi et à l’heure du coucher avec mes fils et ma poulette. Un livre à garder à porter de main!

Dès 3 ans.

6-11 ans

La série «Les aventures du Pirate Labille» de Mélissa Jacques

Je l’avoue. Il y a plusieurs semaines que je devais vous livrer ce texte. Ça m’a pris beaucoup de temps à le mijoter et à l’écrire. Sur WOW lecture, à ce jour, il y a encore très peu de critiques. Nous avons davantage d’articles de suggestions, notamment des articles thématiques. Par conséquent, j’avais de la difficulté à situer la critique des Aventures du Pirate Labille sur WOW lecture. J’étais en quelque sorte déchirée. Je vous explique le tout au cours de l’article.

Qui est ce Pirate Labille ?

Billy a décidé qu’il deviendrait un pirate. Il part donc à la recherche des accessoires essentiels d’un pirate : le nom, le perroquet, etc. Au fil de sa recherche, il va de surprise en surprise ! Son père est-il un pirate ? Et sa mère ?

Voilà la mise en situation du premier tome de la série. Le deuxième tome se déroule sur un lac gelé lors de la pêche hivernale. Billy et ses amis rencontreront Zoé et son grand danois Pistache dans un univers un peu farfelu. Enfin, dans le troisième tome, Billy et ses amis chercheront à occuper leur été. Maintenant que l’hiver est fini, Zoé n’est plus là… enfin presque !

Qu’en est-il ?

La première chose qui m’a sautée aux yeux, c’est que Les aventures du Pirate Labille s’adressent aux 6 à 9 ans… et l’écriture est vraiment minuscule. Il faut donc des lecteurs habitués et avec une lecture fluide, sinon ils pourraient se décourager.

Puis, j’ai été déchirée. Je ne savais pas si j’avais aimé ça ou non. Je vous explique. Je n’ai pas du tout accroché au tome 1. J’ai trouvé que le rythme était lent et que ça manquait d’action. Pourtant, Billy est un personnage attachant et débrouillard. Il a beaucoup d’imagination. Au tome 2, j’ai aimé l’action. J’ai aimé Zoé. Je me suis sentie comme dans un film des Monty Python. Bon, j’exagère, mais j’ai trouvé que l’aventure était sans queue ni tête. C’était complètement éclaté. Le tome 3 nous ramène sur Terre avec une aventure digne des enfants avec une cabane dans le bois.

J’ai aimé la grande place laissée à l’imagination. Le lecteur est toujours sur la frontière entre le réel et l’imaginaire. J’ai aussi aimé que les parents contribuent à cet univers. Pourtant, je n’ai pas accroché. J’ai senti que c’était inégal, que la fluidité n’était pas toujours au rendez-vous. Et j’avoue que ça me fend le cœur d’écrire que je n’ai pas aimé ça. Je suis certaine que certains enfants vont adorer, mais je crois que d’autres se sentiront démunis aussi.