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12 ans et plus

12 ans et plus, 6-11 ans

Dans la bibliothèque de… Joaquim!

J’ai demandé à mes collaborateurs de vous proposer trois coups de coeur de leur bibliothèque, que ce soit leur bibliothèque actuelle ou celle de leur jeunesse. Voici maintenant les coups de coeur de Joaquim!

Journal d’un noob. Guerrier (tome 5), Cube kid, 404 Éditions

Le journal d’un guerrier ultime fait partie d’une série de cinq romans parlant de Minus, un villageois de Minecraftia qui veut devenir guerrier et défendre son village des invasions de monstres.

J’ai acheté ce livre pour mon anniversaire, car j’avais lu les autres tomes durant l’été et j’avais adoré. C’est facile à lire et rempli d’action! Mon côté geek est comblé!

Dès 11 ans.

 

Les légendaires. La pierre de Jovénia (tome 1), Patrick Sobral, Delcourt

Les Légendaires est une série bandes-dessinée avec plusieurs catégories dont Parodia et Origine. Les personnages principaux sont Danaël, Jadina, Razzia, Shimy et Gryfenfer. Dans ce tome, le premier de la série, ils se réunissent pour sauver leur monde de la catastrophe Jovénia. C’est une malédiction qui a transformé en enfant tous les habitants de leur monde.

J’ai découvert cette série à la bibliothèque de mon école. Puis, j’ai reçu plusieurs tomes à mes anniversaires. J’apprécie beaucoup la science-fiction et dans cette bande-dessinée nous sommes servis! Il y a de l’aventure et de multiples batailles. YES!

Dès 8 ans.

 

Les débrouillards, Le magazine 

Les débrouillards est un magazine mensuel québécois. Il est composé de bandes-dessinées, d’expériences scientifiques, des tests de personnalité, des reportages, des concours etc. Si tu es un amateur de sciences, d’art ou de sport, ce magazine est fait pour toi!

J’ai été abonné deux ans à ce super magazine! J’ai dû cesser mon abonnement pour cause de coupure dans le budget familial (et non par choix!) Je conserve mes magazines avec une certaine nostalgie. J’adore les relire de temps en temps, car la science, la nature, l’environnement, la technologie restent pas mal toujours d’actualité!  Je recommande ce magazine à tous les jeunes, car les sujets sont vraiment diversifiés et bien expliqués.

Dès 9 ans.

12 ans et plus, 6-11 ans

La peur

Pour le mois des émotions, Joaquim s’est attaqué à la peur! Un article très complet pour vos grands lecteurs à la maison… qui aiment avoir une petite frousse!

Seuls: la disparition (tome 1), Fabien Vehlmann et Bruno Gazzotti, Dupuis 

Cinq enfants, qui ne se connaissent pas, se réveillent un matin, dans un décor de fin du monde. Leurs proches ont tous disparus, sans laisser de trace. Pire encore, toute la population a disparue. Non, ce n’est pas un cauchemar, mais la réalité. Ils sont seuls dans cette grande ville fantôme où un terrible silence règne désormais. Que s’est-il passé? Pourquoi sont-ils les seuls survivants? Quel lien les unissent? Ils vont tenter de découvrir ce qu’il s’est passé et essayer de survivre dans un monde où les dangers sont nombreux. Ils devront surmonter leurs peurs et se débrouiller, seuls, mais aussi comme des adultes.

Voici une bande-dessinée très troublante. Les parents, les adultes, représentent tout pour un enfant. Ils apportent du réconfort, de la protection, des vivres, un toit, de l’argent, de l’amour etc. Ils répondent à leurs besoins essentiels. C’est épeurant d’imaginer un monde sans eux, une vie sans ce point de repère. On comprend que ces enfants se mettent en mode panique parfois. (Je ferais pareil!) Cette série de 10 tomes (pour l’instant) est captivante et le suspense évolue à chaque tome. On découvre peu à peu des facettes de la personnalité de chaque enfant (âgés entre 5 et 12 ans) et des pans de leur histoire personnelle. Et, comme ils viennent d’horizons différents, ça rend le récit très riche. Enfin, les dangers sont nombreux, l’action est constante. Les enfants luttent sans relâche pour leur survie. Et, pourtant, étrangement, on n’a presque pas hâte que ça s’arrête, car on s’attache à eux. Angoissant, mais captivant. À lire!

Dès 9 ans… selon la personnalité de l’enfant.

L’agence Mysterium : L’étrange cas de Madame Toupette, Alexandre Côté-Fournier et Sophie Bédard, La courte échelle

Justin, 11 ans, commence ses vacances d’été avec l’intention ferme de ne plus jamais retourner à l’école. Il a fini son année avec un goût amer. Ennui, enseignant soporifique et matières difficiles ont fini par le dégoûter de l’école. Il se met donc en tête de travailler. Avec le soutien de ses deux meilleurs amis, Odile et Jérôme, il va fonder l’agence de jeunes détectives « Mysterium ». Son objectif : résoudre les petits crimes! Leur première enquête portera sur un cas particulier : le chat de Mme Toupette qui se fait maltraiter physiquement par des inconnus. D’apparence simple, cette affaire prendra toutefois une tournure inquiétante. Les enfants devront surmonter leurs peurs pour affronter les dangers et trouver le coupable.

Mener une enquête en pleine nuit, sans la permission des parents, chez une vieille dame étrange, dans une demeure aux allures de maison hantée, voilà ce à quoi, Alexandre Côté-Fournier, l’auteur, nous invite. J’ai bien aimé ce livre, car le suspense et la peur étaient au rendez-vous. L’histoire est réaliste et bien construite. L’intensité monte d’un cran à chaque chapitre. De plus, le texte est accompagné de beaucoup d’illustrations, de typographies variées, de textos et de bulles de dialogues. J’ai donc bien apprécié cette touche originale et, avouons-le, plutôt « cool », qui rend la lecture plus dynamique. Ce livre fait partie de la collection noire de La courte échelle qui est destinée aux amateurs de sensations fortes (horreur, suspense, enquête).

Dès 9 ans.

Chaire de poule: Les épouvantails de minuit, R. L. Stine, Éditions Scholastic

Durant les vacances d’été, Julie et son frère Mark ont l’habitude de quitter la ville pour passer un mois à la ferme. Ils s’attendent à profiter des grands espaces auprès de leurs affectueux grands-parents, mais c’est tout le contraire qui se passe. Ces derniers sont différents, voir mystérieux. Leur grand-mère ne prépare plus de crêpes au chocolat et leur grand-père ne raconte plus d’histoires d’horreur. Henry, l’ouvrier agricole de la ferme semblent, lui, avoir pris de l’importance et être maintenant craint par leurs grands-parents. Il se vante d’avoir donné vie aux épouvantails grâce à un livre de sorcellerie dans lequel il aurait déchiffré une formule magique. Les repères des jeunes basculent. Des événements étranges se produisent. Quel mystère entoure donc ces épouvantails?

Vous aimez avoir un peu peur? Si oui, alors la collection Chair de poule est pour vous! Suspense garantie jusqu’à la fin! Ce livre m’a bien plu et il m’a donné envie de lire les autres livres de la collection. Il semblerait y avoir au moins 70 tomes, de quoi bien remplir mon année 2018!

L’histoire n’est pas trop effrayante, ni trop intense et la violence est minime. L’auteur, R.L. Stine, a utilisé une juste dose des ingrédients qui composent un bon livre de peur pour enfant (selon moi). Même si, en général, je préfère les romans graphiques, dans ce cas, je n’ai pas trouvé que c’était un handicap. Le texte décrit vraiment bien les paysages et les personnages. Je me suis mis facilement dans la peau de ces deux jeunes qui viennent de la ville. Le récit évolue bien aussi: le doute et la peur s’installent dans l’esprit des personnages et chez nous aussi! J’avais vraiment hâte de connaître la fin!

Dès 8 ans.

Sweet Sixteen, Annelise Heurtier, Casterman

Sweet Sixteen est un roman qui évoque une période cruciale dans l’histoire des États-Unis : la fin de la ségrégation raciale dans les écoles publiques. Le récit quoi qu’un peu romancée, se base sur une histoire vraie, celle de Melba Pattillo. L’histoire se déroule en Arkansas, plus précisément à Little Rock. En 1957, neufs étudiants noirs sont sélectionnés pour intégrés le Lycée central comptant 2500 élèves blancs. L’histoire va nous raconter la vie de deux jeunes filles, Molly (une des étudiantes afro-américaine) et Grace (une étudiante blanche), âgée de 15 ans, qui vont partager la même classe lors de cette année scolaire particulière.

Ce livre a osé aborder un sujet difficile : le racisme. En parlant du combat quotidien de Molly pour survivre dans ce lycée où elle est l’une des cibles des élèves racistes, on comprend que les enjeux sont majeurs. Ils ne touchent pas seulement la petite vie et la petite ville de Molly mais plutôt tout le pays et tous les citoyens afro-américains.

Qui dit racisme, dit violence physique et verbale, mais aussi peur. Cette dernière s’invite donc très tôt dans le texte et elle est présente dans tous les personnages : Molly qui a peur de se faire agresser, les autres personnages afro-américains qui ont peur d’être victime de vengeance, les Américains blancs qui ont peur des bouleversements qui en découleront, et Grace… (mais, je ne peux rien vous révéler!). L’auteur a vraiment réussi à nous transporter dans cette période délicate de l’histoire américaine, mais aussi à nous faire comprendre l’injustice que subisse les victimes de racisme.

Dès 11 ans.

Moi et ma super bande : une colo de tout repos, T. Parvela et Z. Zonk, Nathan

Les enfants de la super bande sont envoyés en colonie, durant les vacances d’été. C’est leur maître (éternel malchanceux!) qui doit les endurer, car le plus grand des hasards a voulu qu’il soit l’animateur de cette colonie. Il pensait venir se reposer à la campagne, mais c’est tout l’inverse qui va se passer bien évidemment! Une simple phrase mal interprétée par les enfants déclenche une avalanche de soupçons. Il n’en faut pas plus pour que la cuisinière de la colonie soit soupçonnée de meurtre! La super bande, remplie de bonnes intentions, fera tout pour la neutraliser coûte que coûte!

Quand j’ai emprunté de livre à la bibliothèque, je pensais que j’allais avoir un peu peur en lisant ce roman, car il semblait parler de danger et de meurtre. En fait, c’est tout le contraire qui s’est produit : j’ai bien rigolé. Même si les enfants ont vraiment peur, le lecteur, lui, a du recul et réalise que les personnages ont une imagination débordante. Ça donne lieu à des échanges et des situations très drôles. On plonge rapidement dans l’absurdité la plus totale. Par exemple, Paulo (c’est d’ailleurs mon personnage préféré dans tous les tomes!) pense être dans un camp de hockey pour améliorer son jeu, alors qu’en fait il est simplement à la ferme. Il y croit dur comme fer jusqu’à la fin du récit. Et, ce n’est pas ses amis qui vont le ramener à la réalité. Ils sont eux-mêmes sur une autre planète comme on dit.

Ce livre est le quatrième tome de la série « Moi et ma super bande ». Il y en a six en tout, pour l’instant. Si un autre est édité, je filerai aussitôt le prendre, car la super bande est super délirante! Les histoires sont faciles à lire. En plus, j’adore les illustrations en noir et blanc avec un peu de couleur pour faire un rappel avec la page couverture. Ce petit détail rend chaque tome vraiment unique.

Dès 8 ans

0-5 ans, 12 ans et plus, 6-11 ans, Suggestions et critiques

La culpabilité

Tout le mois de janvier 2018, vous pourrez lire des articles en lien avec les émotions. Mélissa ouvre le bal en vous proposant des suggestions sur la culpabilité.

Respire, Annie, respire, Miranda Kinnealy, Éditions de Mortagne

Annie est accablée par un sentiment de culpabilité depuis que Kyle, son amoureux a perdu la vie. S’il n’était pas revenu pour se réconcilier avec elle, serait-il encore vivant ? Cette question lui tourmente l’esprit sans répit. Pour honorer sa mémoire, Annie débute un entraînement intensif afin de prendre part au marathon auquel Kyle était supposé participer. Elle fera la rencontre de Jeremiah, le frère de son entraîneur. Celui-ci réussira-t-il à lui redonner le goût de croire en la vie et peut-être même de croire en l’amour à nouveau?

Miranda Kinnealy nous offre un roman de 272 pages qu’on ne peut déposer avant la fin. Une lecture émouvante qui traite de façon extrêmement sensible le processus du deuil. L’histoire est écrite avec une telle authenticité qu’on ressent facilement la peine et la culpabilité d’Annie mais aussi sa détermination et … ses sentiments pour Jeremiah. J’ai adoré le personnage d’Annie, une jeune fille inspirante. Une lecture à mettre sur votre liste sans hésitation!

Dès 12 ans.

Après la vague, Orianne Charpentier, Gallimard Jeunesse

Ce jour-là, Max n’a aucune envie de partir en expédition avec sa famille pour visiter un temple dans les montagnes. Il préfère de loin profiter de la plage. Sa soeur jumelle, Jade, décide donc de rester avec lui. Quelques instants plus tard, une immense vague apparaît, une vague qui semble vouloir tout submerger. Les jumeaux se mettent donc à courir le plus rapidement qu’ils le peuvent mais Jade lâche la main de son frère et la vague l’emporte. Max devra apprendre à vivre avec le sentiment de culpabilité qui l’assaille et le ronge de l’intérieur. Au fil du roman, il croise différentes personnes qui vont l’aider, chacune à leur manière, à cheminer dans les étapes du deuil qu’il vit. Au fur et à mesure des rencontres, Max comprend qu’il n’est pas seul dans sa souffrance et qu’il existe bien des sortes de vagues…

Causant plus de 220 000 victimes, le tsunami de 2004 a réellement marqué mon esprit. Dix ans plus tard, Orianne Charpentier livre avec brio, le cheminement d’un adolescent ayant été frappé par la catastrophe naturelle. Après la vague est un récit de 160 pages, émouvant et rempli d’espoir. Une très belle découverte!

Dès 12 ans.

Le club des Baby-sittersClaudia a des ennuis, Raina Telgemeier, Scholastic

Claudia et sa soeur Janine n’ont pas beaucoup de points en commun. Claudia est une artiste qui démontre une hargne envers l’école alors que Janine passe des heures dans ses livres afin d’obtenir le meilleurs résultats scolaires. Une chose les unit: leur amour pour leur grand-maman, Mimi. Lors d’une soirée où leurs parents sont absents, les soeurs se disputent en présence de Mimi. Claudia est très fâchée et crie à Mimi qu’elle aussi préfère sa soeur, car Janine est plus intelligente qu’elle. C’est alors que Mimi monte se coucher en se disant très fatiguée. Un « BOUM » se fait entendre quelques instants plus tard. Les deux soeurs retrouvent Mimi étendue sur le plancher face contre terre. Mimi a fait un AVC et Claudia se sent extrêmement coupable de s’être emportée contre elle alors qu’elle n’y était pour rien dans le conflit avec sa soeur.

Avez-vous connu les fameux romans aux couleurs pastel d’Ann M. Martin, publiés aux Éditions Héritage dans les années 1990 ? Pour ma part, j’ai encore le souvenirs d’harceler ma mère pour un nouveau Baby-Sitters chaque fois que nous allions au magasin. Raina Telgemeier a très bien réussi à transposer ces romans en BD. J’ai aimé la justesse des émotions autant au niveau des personnages principaux qu’au niveau des petits enfants dont le club des Baby-Sitters s’occupent. À découvrir!

Dès 8 ans.

Mission pas possible n°5, Nadine Poirier, Dominique et compagnie

Samuelle sent que quelque chose d’étrange se passe avec sa camarade de classe Fannie. Elle qui parle sans arrêt d’habitude est maintenant muette comme une carpe. Samuelle découvre finalement que Fannie a triché à l’examen de science et qu’elle se sent terriblement coupable. Samuelle l’encouragera à dire la vérité à leur enseignant.

Pour avoir lu tous les tomes de cette série avec ma fille, je trouve que celui-ci est un des meilleurs. J’ai beaucoup aimé comment les parents de Samuelle la guide afin qu’elle exprime son inquiétude à sa camarade de classe.  De plus, j’ai adoré quand l’enseignant explique de façon imagée le poids des secrets avec des objets légers, d’autres plus lourds à accrocher à deux cordes à linge distinctes. L’exercice a pour but de faire rompre la corde à linge des objets lourds (qui représente la personne qui porte un lourd secret), libérant ainsi son sentiment de culpabilité. Les jeunes pourront facilement s’identifier aux personnages attachants et authentiques.

Conçu pour les lecteurs débutants, le texte du livre est écrit en gros caractère et accompagné d’une dizaine de magnifiques illustrations pleine page en noir et blanc.

  • Les romans de la série Mission PAS possible! peuvent se lire dans le désordre.

Dès 7 ans.

Galette se sent coupable, Lina Rousseau, Dominique et compagnie

Galette décide de couper les cheveux de la poupée de Tartine pour lui faire une surprise. Catastrophe! Le résultat n’est vraiment pas celui souhaité. Il tente en vain de recoller les cheveux de la poupée… mais c’est raté! Au moment où Tartine cherche sa poupée, Galette la cache et lui dit que Fripon lui a sûrement volé. Aussitôt, il regrette ses paroles et se sent coupable. Il avoue finalement la vérité à Tartine, sans oublier de s’excuser auprès de Fripon.

Galette se sent coupable est le 8e livre de la série « Les émotions ». Chaque livre raconte une histoire où Galette vit une émotion en particulier telles que: la colère, la gêne, la jalousie, etc. Les enfants apprécient les petits personnages et apprennent à gérer leur émotion de façon adéquate. J’ai aussi aimé les courtes phrases, les rimes et les illustrations vives de Marie-Claude Favreau.

Dès 3 ans.

12 ans et plus

«Dali» et «Lucas» : une critique de deux personnages de la collection «C ma vie» chez Guy Saint-Jean

La collection «C ma vie» est composé d’une série de romans qui font place aux jeunes sous forme de témoignages. Dans cet article, je vous propose une critique de deux de ces romans : Dali de Chloé Varin et Lucas de Mathieu Fortin.

Dès 12 ans.

Dali, Chloé Varin, Guy Saint-Jean

Suite à une série d’événements, notamment une chicane avec son meilleur ami, Dali se retrouve dans le bureau de la psychologue de l’école. À sa demande, Dali devra faire une «scrapthérapie» basée sur le scrapbooking. Même si elle trouve cette thérapie ridicule, elle se prête au jeu. Contre toutes attentes, les images parleront d’elles-mêmes.

Dali est un roman qui ne laisse pas d’empreinte impérissable dans ma mémoire de lectrice. Sans pouvoir identifier un problème précis, ce roman manque de punch. L’histoire est intéressante, car elle ne tombe pas dans le mélodrame. Il s’agit de véritables situations que peuvent vivre les adolescents : une chicane avec son meilleur ami, le deuil d’un animal, l’incapacité à comprendre les choix de ses parents, le clavardage avec un inconnu sur Internet, etc. Pourtant, la construction narrative ne crée pas d’étincelles.

L’un après l’autre, chaque événement remonte à la surface et Dali les revit avec plus ou moins de difficulté. L’histoire de base est intéressante, pourtant le rythme n’est pas au rendez-vous. Avec plus de dynamisme, nous pourrions avoir là un bon film de filles. Le lecteur pourrait naviguer entre les scènes. Actuellement, la narration est linéaire et sans rebondissements.

Je suggèrerais tout de même ce roman à des adolescentes qui ont de la difficulté à gérer les différentes sphères de leurs vies. Il se passe beaucoup de choses à l’adolescente et il est plus facile de ne rien faire plutôt que de passer à l’action pour régler les malentendus.

Lucas, Mathieu Fortin, Guy Saint-Jean

Lucas est un grand joueur de hockey. Il est discipliné… même un peu trop. Il évite certaines activités pour ne pas se blesser. Il surveille son alimentation et ne fête pas trop avec ses amis pour être toujours en forme pour l’entraînement. Cette année, les recruteurs assisteront à un de ses matchs. Il est encore plus concentré. Son meilleur ami, sa blonde et sa mère tentent de lui faire réaliser qu’il se concentre beaucoup trop sur le hockey et qu’il manque une partie de son adolescence… et son secondaire. Pourtant, il faudra un accident tragique pour apprendre à Lucas qu’il n’y a pas juste le hockey dans la vie. D’ailleurs, certains dialogues sont inégaux. On sent parfois que ce soit des jeunes, alors que d’autres fois, ce pourrait être un adulte. Les dialogues nous font vraiment penser à Lance et compte.

Pour être franche, je trouve que ce roman est un cliché facile. Un grand sportif qui suite à un accident qui met fin à sa carrière découvre ce qui est réellement important. Sans oublier un père qui pousse trop le hockey. On dirait un vrai film hollywoodien. Pourtant, on se laisse embarquer. J’avoue que j’aime beaucoup les films de sport, alors je me suis laissée porter. Le rythme nous tient en haleine et Lucas est un si bon gars qu’on veut son bien.

Et, même si ce roman est un cliché assuré, on parle d’un sujet très réel : les parents qui poussent trop leurs enfants dans le sport. Est-ce réellement le rêve de l’enfant ? N’est-ce pas le rêve des parents ? Les parents sont contrôlants et privent leurs enfants de vivre leur vie à leur rythme. Le père de Lucas lui met une pression démesurée sur la vie de son fils pour le voir atteindre la grande ligue.

Un roman parfait, malgré ses imperfections, pour les jeunes qui s’intéressent au sport et aux jeunes sportifs.

12 ans et plus, 6-11 ans, C'est WOW!

4 raisons d’aimer «Trois Portugais sous un parapluie (sans compter le mort)» de Rodolfo Walsh et Inès Calveiro

Les livres-jeux ont toujours la cote, pour les petits et les grands. Même si j’ai parfois l’impression qu’ils sont sous-estimés, certains d’entre eux sont de véritables bijoux. Trois Portugais sous un parapluie (sans compter le mort) de Rodolfo Walsh, illustré par Inès Calveiro, est l’un de ceux-là. À mi-chemin entre l’album et le livre-jeu, il est en soi un bel objectif à posséder.

Sous un parapluie, quatre Portugais étaient à une intersection. Chacun surveillait une rue. Pourtant, l’un d’eux est avant d’avoir trouvé un taxi. Que s’est-il passé sous ce parapluie ? Voici 4 raisons d’aimer Trois Portugais sous un parapluie (sans compter le mort) !

Le concept

Qui n’aime pas les énigmes ? Même si elles nous font parfois rager, les énigmes aiguisent notre logique et mettent notre concentration au défi. Alors, pourquoi ne pas raconter l’histoire de cette mort ? Le lecteur devient actif en découvrant l’histoire au fil des indices. Il devient lui-même le personnage de l’enquêteur.

Le style de Rodolfo Walsh

Le style de Rodolfo Walsh est à la fois simple et humoristique. Il donne envie de dévorer le livre. Une fois à la fin, on comprend qu’on a été piégé dans le rythme de la narration et qu’on a oublié de chercher le coupable. Aussi bien recommencer dès le début.

Comme toute bonne énigme, l’auteur laisse traîner des informations inutiles. C’est au lecteur de faire le tri. Après tout, la taille des Portugais a-t-elle une véritable importance ? À vous de le vérifier. Ne vous inquiétez pas, la solution vous est donnée à la fin… Voulez-vous vraiment la savoir ou préférez-vous la chercher ?

L’ambiance d’Inès Calveiro

Le travail d’Inès Calveiro fait place au découpage, ce qui crée une ambiance et des perspectives très intéressantes. Les palettes de couleurs dans les teintes grises et le jeu des textures nous mettent dans l’ambiance. Il y a là une belle recherche graphique qui nous sort de notre zone de confort. Les pages sont dynamiques comme un film d’animation.

Le jeu

Qui n’aime pas jouer ? On peut avoir perdu l’habitude. On peut même avoir oublié que le livre est aussi un jeu. On développe des habitudes de lecture qui s’éloignent du jeu, mais Trois Portugais sous un parapluie (sans compter le mort) est une superbe occasion de renouer avec la dimension jeu du livre. Faites-en un moment de jeu avec votre enfant. Vous travaillerez tous les deux vos méninges !

 

Alors, prêts à jouer ?

 

Dès 7 ans.