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Sandra

12 ans et plus, 6-11 ans, Suggestions et critiques

Des bandes dessinées pour tous les goûts!

Lucy & Andy Néandertal : Un temps d’ours (tome 2), Jeffrey Brown, Éditions Qilinn

Lucy et Andy sont comme de nombreux frères et sœurs : ils se disputent tout le temps. Jusqu’ici rien de bien époustouflant. Sauf que… ce sont des hommes de la préhistoire, des hommes de Néandertal même! Pas d’Ipad, pas de micro-ondes ni de bottes d’hiver! Alors, comment font-ils pour survivre à l’hiver, se nourrir et vivre en communauté?

Une bande-dessinée en noir et blanc, de petit format, qui nous permet de passer un bon moment en nous transmettant, en même temps, pas mal d’informations sur les hommes de Néandertal. Deux archéologues nous expliquent la vie quotidienne, les faits et gestes de ces hommes en nous exposant des faits observés grâce aux squelettes, aux outils, etc. retrouvés sur des sites archéologiques.

Dès 9 ans.

Tritons : L’invasion des lezzarks sanguinaires (tome 1), Doug Tennapel, Éditions Rue de Sèvres

Le rêve de Zak? Avoir des jambes solides car les siennes sont frêles. Or, pour un petit triton, c’est un sacré handicap! Un jour, son village subit l’attaque violente des Lézards. Seul survivant, en cavale et livré à lui-même, Triton découvre un monde dangereux…

Une bande-dessinée courte qui semble plutôt mignonne au début, mais qui tombe rapidement dans un univers plus sombre, voir violent. Ça en fait donc un album pas trop enfantin et adapté aux lecteurs plus âgés. Dans ce tome, on plonge dans l’univers de Triton. On apprend à connaître son histoire, son environnement et les personnages qui l’entourent. On le suit dans sa quête personnelle. Le scénario est habilement construit et rythmé par de nombreux rebondissements. Un brin d’humour ficèle le tout. Un premier tome (sur trois) qui se dévore rapidement!

Dès 10 ans.

La boîte à musique: Bienvenue à Pandorient (tome 1), Gijé et Carbone, Éditions Dupuis

Nola reçoit pour l’anniversaire de ses 8 ans un cadeau inestimable: une boule de cristal musicale ayant appartenu à sa mère. Cet objet souvenir se révèle être aussi la porte du monde de Pandorient dans lequel gravite une multitude d’étranges créatures, mais aussi des secrets sur sa mère décédée il y a peu. Nola ira porter secours à des enfants dont la mère est grandement malade, se liera d’amitié avec eux et vivra une aventure hors de l’ordinaire mais peuplée de dangers.

Un petit air d’Alice au pays des merveilles nous happe à la lecture de cette bande-dessinée. Une fillette à la chevelure blonde, la nécessité de rapetisser pour entrer dans un monde magique, des créatures animales qui parlent etc. Mais, hormis ces quelques points communs, on vit autre chose dans cet album grâce au scénario qui frôle avec la science-fiction, le drame et l’enquête policière. Les rebondissements sont nombreux…les monstres aussi! On s’attache enfin facilement à cette jeune héroïne déchirée intérieurement par l’absence de sa mère, mais au tempérament bien trempé.

Dès 9 ans.

Louca: L’espoir fait vivre (tome 4), Bruno Dequier, Éditions Dupuis

Nathan, un adolescent fantôme, décédé depuis quelques années, décide de prendre sous son aile Louca, un jeune joueur de soccer maladroit. Louca espère ainsi devenir un excellent joueur de soccer et se faire remarquer par la fille de ses rêves : Julie. Dans ce tome, l’équipe doit faire un match nul contre les redoutables « Condors ».

Une série divertissante sur le soccer qui va combler les amateurs de ballon. Il existe six tomes jusqu’à présent et on espère que cela continuera longtemps! Le scénario est original et humoristique. Les illustrations de synthèse sont très expressives et les personnages sont hauts en couleur. Le personnage principal est un anti-héros comme on les affectionne, c’est-à-dire avec tout plein de défauts!

Dès 11 ans.

Prunelle : le réveil des géants (tome 2), Vicky Portail-Kernel et Cédric Kernel, Éditions Ankama

Terrible nouvelle! L’Olympe pourrait être à nouveau attaqué par les Titans (monstres que Zeus avait emprisonné sous terre en guise de punition). De son côté, Prunelle fait des pieds et des mains pour devenir une muse et ainsi éviter de suivre les traces de son père forgeron. Destin voué à l’origine par sa condition de cyclope. Elle et ses amis devront aller à l’encontre d’épreuves.

Une bande-dessinée très colorée qui nous plonge dans l’univers de la mythologie grecque, ses mythes et ses dieux. Action et rebondissements s’enchaînement à un rythme endiablé. Les personnages sont mignons à croquer et sympathiques. 3 tomes.

Un plus : On effleure par moment le thème de la différence (Prunelle est cyclope et ne possède qu’un seul œil) et de la confiance en soi.

Dès 9 ans.

Les mégaventures de Maddox : Alerte Bigfoot (tome 1), Claude Desrosiers et Félix Laflamme, Éditions Presses Aventure

Dans un quartier de la ville de Jolicoeur, réside Maddox, son père, ses amis et, manque de chance, son ennemi juré aussi! Le tristement célèbre Didier! Lorsque le tournoi de ballon-chasseur de l’école est annoncé, Maddox angoisse un peu : pas certain de gagner face à ce redoutable rival. Heureusement, il a plus d’un atout dans sa poche. Tout d’abord, sa meilleure amie, qui parvient mieux que quiconque à le faire mourir de rire, et puis, il y a Bigfoot, ce monstre légendaire, avec lequel il a développé une amitié. Ensemble, le tournoi prendra une toute autre allure!

Mes deux grands ont dévoré cette BD aux illustrations dynamiques! Les personnages sont variés et riches. L’action ne manque pas. Bref, ils ont super hâte de lire le tome 2!

Dès 8 ans.

6-11 ans, Suggestions et critiques

«Je cuisine avec toi», Hélène Laurendeau, Catherine Desforges et Stéphanie Aubin, Édito Jeunesse

Pour cuisiner, il faut savoir la base et suivre certaines balises. Après ça, c’est juste du plaisir… et un peu de vaisselle! Viens rire un peu en révisant toutes les étapes de A à Z pour devenir un p’tit chef cuistot!

Cet ouvrage, Je cuisine avec toi, est tombé à pic dans ma vie!

Mon pré-ado faisait justement preuve d’un intérêt nouveau pour l’univers culinaire. Macarons, meringues, grillades : tout y passait! En fait, il choisissait surtout des recettes compliquées qui exigeaient de la technique et… beaucoup (trop) de vaisselle! Peut-être était-ce l’effet Youtube qui regorge de vidéos de recettes alléchantes qui semblent d’un simplissime absolu mais qui ne le sont pas? Peut-être. Néanmoins, un sentiment ambivalent m’habitait en tant que parent. Oui, j’étais ravie de voir mon jeune mettre la main à la pâte, j’étais fière de sa débrouillardise (il pourrait partir un jour en appartement et continuer à s’alimenter sans que nous nous rongions les sangs). Mais, j’étais aussi nerveuse, car j’avais l’impression qu’il ne saisissait pas tous les dangers d’une cuisine. De plus, j’anticipais sa peine à la vue d’un résultat mitigé voir complètement raté et surtout cela me demandait de le laisser parfois agir seul, car ses sœurs demandaient mon attention. Or, à la lecture de Je cuisine avec toi, j’ai réalisé que mes angoisses étaient typiques, mais que si j’outillais convenablement mon jeune, il s’en sortirait sans trop de problèmes.

Sur un ton joyeux, Hélène Laurendeau et Catherine Desforges se posent d’emblée en narrateurs interactifs. Elles apostrophent directement le lecteur d’un joyeux « Salut! » et proposent de l’accompagner dans cette aventure qu’est la réalisation d’une recette. Elles agissent comme des guides bienveillants et encourageants. Elles nous tiennent la main et nous expliquent les raisons pour lesquelles il faut prendre des précautions en cuisine, pourquoi ils existent des règles de sécurité, pourquoi il faut se laver les mains… Oui, c’est instructif, mais c’est drôle aussi! On sourit tout au long de la lecture, car des sous-entendus et de gentilles taquineries ponctuent régulièrement l’histoire.

On ne peut passer sous silence le merveilleux travail graphique de Stéphanie Aubin dont les illustrations dynamiques et humoristiques (comme préchauffer le four avec un chapeau et un foulard!) ajoutent du pep à l’ensemble. Les couleurs sont éclatantes! J’ai adoré la calligraphie vivante qui fait partie intégrante du récit. Un peu comme si les mots font eux aussi partie de la fête culinaire.

Car oui, malgré toutes ses « règles », cuisiner est un peu comme un jeu, un peu comme une potion magique avec de nombreux phénomènes mystérieux. À la base, il faut avoir du plaisir!  Alors, oui, lécher la cuillère à la fin de la recette est bel et bien permis! Sincèrement, c’est un livre que tout parent devrait livre pour son enfant, mais aussi pour lui-même. Le message est clair : la cuisine est un lieu d’apprentissage ouvert aux enfants. Apprenons-leur à se responsabiliser, mais surtout à avoir du plaisir en cuisine!

Dès 6 ans.

0-5 ans, 6-11 ans, Suggestions et critiques

Six contes revisités

Chaperon ROUGE, Bethan Woollvin, Éditions Albin Michel Jeunesse

Petit Chaperon rouge va porter un gâteau à sa grand-mère malade. En traversant la forêt qui mène chez cette dernière, elle rencontre le loup. Se met en branle un plan diabolique dans sa tête… sauf que CE Petit Chaperon rouge a de bons yeux pour observer, deviner et surtout déjouer des tours malicieux.

Un album original qui se démarque notamment par sa palette de couleurs restreintes (blanc, gris, noir et rouge), mais aussi son coup de crayon « brut ». La couverture est un merveilleux rappelle de l’importance de ce regard dans l’histoire. Des yeux expressifs et révélateur de la pensée du personnage qui a plus d’un tour dans son sac. Ici, le Chaperon rouge prend son sort en main et n’est plus une victime. Au final, c’est vraiment sympa de relever les différences de cette version de celle du conte traditionnel.

Dès 3 ans.

Lili-Rouge et le gros méchant lion, Alex T. Smith, Éditions Scholastic

Lili-Rouge est une charmante petite fille qui habite dans un coin exotique. Crocodiles, girafes, singes et phacochères peuplent son quotidien. Jusqu’au jour, où en allant visiter sa tante, elle tombe sur un lion aux idées malveillantes. Rira bien qui rira le dernier!

Une version revisitée du classique du chaperon rouge qui donne envie de découvrir les autres œuvres d’Alex T. Smith. Son style est drôle et ludique. Son écriture est savoureuse et pétillante. Enfin, ses illustrations sont énergiques et surprenantes. On VIT littéralement l’histoire. Or, les rebondissements sont nombreux. On ne s’ennuie donc pas une minute!

Dès 3 ans.

Cendrillon (ou presque), René Gouichoux et Rémi Saillard, Éditions Nathan

Sandi… Cendrillon… Deux noms qui se ressemblent un peu et voilà! Il n’en faut pas plus pour que deux méchantes sœurs se moquent de la pauvre Sandi et du fait qu’elle n’ait pas de belle tenue de soccer pour s’adonner à son sport préféré. Aidée par sa bonne marraine, cette dernière ne se laissera pas faire et participera coûte que coûte au concours de l’académie de soccer.

Un roman facile à lire qui comprend de courts textes ainsi que des bulles de dialogues simples. Trois niveaux de lectures sont suggérés par l’éditeur. Donc un livre bien pensé tant pour les lecteurs débutants que pour les avancés. Cette Cendrillon des temps modernes joue au soccer et brille par son talent. Le bal a été remplacé par un concours, le soulier de verre est devenu un soulier de course, mais les méchantes sœurs et la marraine sont bien là. Le récit se termine comme un véritable conte de fée!

Dès 6 ans.

Blanche Neige, Fabrice Colin et Zelda Zonk, Éditions PlayBac

Il était une fois une jolie princesse qui se prénommait Blanche Neige. Elle avait une méchante belle-mère qui désirait sa mort pour ainsi demeurer la plus belle du royaume. Dans sa fuite, elle trouve une maisonnette habitée par des nains qui lui offre de l’aider. Malheureusement, la reine la poursuit et manigance toutes sortes de stratèges pour parvenir à ses fins.

Une Blanche Neige en version contemporaine, c’est sans aucun doute divertissant! Les grandes lignes du conte sont bien présentes, mais l’ajout d’illustrations humoristiques de style bande dessinée ainsi que des répliques percutantes viennent agrémenter cette version. C’est drôle et décalé. Pour les lecteurs avancés toutefois, car l’histoire comporte pas mal de texte.

Dès 7 ans.

Trois loups et un cochon, Annabelle Fati et Thierry Bedouet, Éditions MILAN

Tom Cochon est grand. Vive la liberté! Le voici donc seul, mais heureux. Et, la première étape de cette nouvelle vie est de se construire un logis, juste pour lui. Malheureusement, la vie a aussi son lot de problèmes et de dangers… et les loups gris en font partis. Aïe aïe aïe.

Je trouve ce petit livre parfait pour les jeunes lecteurs! Ce titre s’insère d’ailleurs dans une série vouée à ce public. Les histoires sont variées et donc il y en a pour tous les goûts! Le livre se compose ainsi : les premières pages offrent de petits jeux ludiques de vocabulaire, de mots ou de phrases. Puis, une courte histoire suit. Les illustrations sont nombreuses et le texte court. À la fin, une charmante comptine est proposée. On aime cette collection pour son dynamisme! Ce titre propose une version sympathique des Trois petits cochons en agrémentant l’histoire de trois loups et d’un seul petit cochon. D’autres points communs demeurent dont le plus important : le cochon demeure le personnage le plus malin, celui qui déjoue la méchanceté de ses agresseurs. Tout est bien qui finit bien… même si c’est en haut d’un pommier!

Dès 5 ans.

Ella, la petite coccinelle au grand cœur, d’Alex T. Smith, Éditions Scholastic

La vie est dure pour Ella, une adorable petite coccinelle à lunettes. Elle est la servante de ses méchantes guêpes demi-sœurs, Bégonia et Iris. Une invitation au bal des bestioles organisé par Pierre, un célèbre artiste, viendra bouleverser sa vie. Paris et l’amour scelleront son destin!

Une autre adaptation originale par l’auteur Alex T. Smith. Cette fois-ci, il nous propose le conte de Cendrillon, version insecte. Des insectes mignons à souhait et stylés (même les méchantes belles-sœurs!) accompagnent ce récit romantique. Mes filles ont adoré et on conclut l’histoire par un « Ah, l’amour! ».

Dès 3 ans.

Entrevues

Entrevue avec Carine Paquin, autrice

La plupart du temps je suis celle qui initie mes jeunes à de nouvelles lectures. Cette fois-ci, c’est l’intérêt de mon plus vieux pour les aventures de Léo P., détective privé qui a piqué ma curiosité et qui m’a fait découvrir le travail de la fabuleuse et prolifique autrice québécoise Carine Paquin. Enseignante au primaire, professeure d’art dramatique, animatrice d’ateliers littéraires, elle a accepté de répondre à nos questions malgré son agenda bien rempli.

Peux-tu me décrire ta façon de travailler?

Je travaille souvent le matin très tôt. Je peux écrire n’importe où, comme je voyage beaucoup, j’écris partout où je vais. J’ai besoin de me concentrer quand je suis en création, alors je le fais dans le silence complet pendant parfois plus de six heures.

Comment es-tu devenue autrice?

Je ne crois pas qu’on devienne auteur… on l’est ! Au plus profond de nous. J’ai toujours aimé écrire évidemment, mais quand on est auteur c’est plus qu’une passion, c’est un besoin. Depuis toujours l’écriture et la création d’histoire c’est ma façon de trouver l’équilibre et le bonheur.

Qu’aimes-tu le plus et le moins dans ton travail? 

Ce que j’aime le plus c’est de pouvoir vivre plusieurs vies en même temps ! J’aime inventer des personnages et imaginer des scénarios. Ce que j’aime le moins, c’est de faire lire mon histoire à un éditeur … j’ai toujours peur qu’il ou qu’elle n’aime pas !

T’arrive-t-il de manquer d’inspiration? Si oui, que fais-tu?

C’est assez rare que je manque d’inspiration. Mais si ça m’arrive, j’arrête d’écrire. L’inspiration revient toujours !

As-tu un conseil à offrir aux jeunes qui aimeraient devenir auteur?

Le meilleur conseil est d’écrire ! Il faut d’abord aimer écrire pour soi-même avant d’espérer être lu des autres. Écrire, écrire et écrire, toujours en essayant de faire mieux !  Il faut écrire si ça nous passionne et ensuite faire lire nos écrits à d’autres. Après, il ne reste qu’à trouver un éditeur ! Facile, non! Ha! Ha!

Y a-t-il un événement, personnel ou professionnel, qui a marqué ton parcours d’autrice?

Évidemment, la publication de mon premier livre ! Puis, mon premier prix littéraire avec mon roman Léo P. Détective privé, La disparition.

Quel livre a marqué ton enfance? Pour quelles raisons?

Le fou de l’île, de Félix Leclerc, car c’est le premier livre que j’ai aimé du début à la fin !

Quel auteur ou quelle autrice jeunesse t’impressionne?

Les auteurs jeunesse qui m’impressionnent sont ceux qui ont mené leur histoire à l’écran!

Peux-tu nous expliquer les origines de la création de la série Léo P. détective privé?

Léo, c’est le désir d’écrire une histoire qui allait donner le goût de lire à ceux qui aime moins la lecture. J’ai voulu créer un livre où il y a de l’action, de l’humour, de la bande dessinée. Un livre facile à lire avec une histoire intelligente pour les petits comme les grands !

Quels sont tes projets en littérature jeunesse pour 2019?

Je déborde de projet pour 2019 !!!

  • Je terminerai la série Léo P. avec les deux  derniers tomes, c’est-à-dire L’entraînement (tome 5) et L’achèvement (tome 6).
  • Je poursuis mes séries déjà en librairie : Bloc Boy (tome 3), Full textos (tomes 2 et 3).
  • Je lance également des nouvelles séries :
    • Ella, L’histoire vraie de la fille la plus riche et la plus populaire du monde (tomes 1 et 2)
    • Juré Craché, Des romans BD très rigolos !
    • L’asile du Nord, une série d’horreur pour 12 ans et + , (tomes 1 et 2)
  • Je vais aussi publier des nouveaux albums illustrés :
    • Le coq qui rêvait d’être une poule et San Pedro de la moustache qui retrousse !

Donc, si tu as bien lu, je vais publier 12 nouveaux livres pendant l’année scolaire ! Ça te fait déjà une bonne liste pour tes cadeaux à venir ! Ha! Ha!

Merci beaucoup de la part de léquipe de WOW lecture!

Merci à vous !!! 🙂

Entrevues

Entrevue avec Cyrielle, illustratrice

Grandes fans de la culture nippone, moi et ma fille de 9 ans avons dévoré les trois tomes de la bande dessinée Akiko de Cyrielle. Une BD qui nous offre une incursion dans la vie d’une adolescente déracinée de chez elle (la France) et qui doit s’adapter à une nouvelle culture. Ces albums fourmillent d’informations sur le Japon, son peuple et ses coutumes : il y a tant tant tant à apprendre de ce pays!

Cet automne est sorti en BD son dernier projet collaboratif Les Petites Cartes Secrètes et bien sûr nous sommes super excitées! On a trop hâte de découvrir cet album et de vous en parler. En attendant, quoi de mieux que quelques questions-réponses pour la découvrir davantage?!

Peux-tu me décrire ta façon de travailler, ainsi que les outils ou le matériel que tu utilises pour réaliser tes illustrations?

Ça dépend sur quoi je travaille. Quand je fais de l’illustration, c’est uniquement sur des travaux de commandes. Dans ce cas, je travaille exclusivement à l’ordinateur. Je dessine tout sur tablette. En revanche, quand je fais de la BD, vu qu’il s’agit de projets personnels (que je travaille seule ou avec un scénariste), je préfère travailler sur papier, à l’aquarelle ou à l’encre. C’est vraiment ma technique préférée.

As-tu appris à dessiner toute seule ou as-tu suivi des cours?

J’ai dessiné seule jusqu’à l’âge de 18 ans. Après mon BAC (DEC au Québec), j’ai suivi une formation à l’École d’art Émile Cohl de Lyon, en France, pendant 4 ans.

Qu’aimes-tu le plus et le moins dans ton travail?

Ce que j’aime le plus c’est la liberté, d’être mon propre patron. De tout gérer en somme. En revanche, ce que je n’aime pas, c’est la manière dont nous traitent la plupart des (gros) éditeurs qui vivent grâce à nous. Ils devraient être les premiers à respecter notre travail et à essayer de nous rémunérer correctement. Mais plus les années passent, plus je vois du mépris de la part de ceux que nous faisons vivre. Ça donne parfois envie de tout arrêter.

T’arrive-t-il de manquer d’inspiration? Et, si oui, que fais-tu?

Oui bien sûr! Il y a plein de jour où c’est difficile de travailler. Soit parce que ce qu’on dessine ne nous plaît pas (dans mon boulot c’est 85% d’alimentaire et 15% de dessin plaisir). L’inspiration ne vient pas toujours. Du coup, je sors, je vais faire un tour dehors ou en librairie, pour me changer les idées et trouver l’inspiration.

As-tu un conseil à offrir aux jeunes qui aimeraient devenir illustrateur ou illustratrice?

De s’accrocher et de ne pas abandonner au premier refus. Il y en aura plein. Et surtout, de bosser. Le métier d’auteur/dessinateur est un métier de bosseur, on ne compte pas nos heures.

Y a-t-il un événement, personnel ou professionnel, qui a marqué ton parcours d’illustratrice?

Je crois que chaque sortie de BD est un événement en soi. Une belle émotion pour chaque auteur/dessinateur.

Quel livre a marqué ton enfance? Pour quelles raisons?

C’est difficile à dire! J’ai aimé lire tellement de livres. Certains ont marqué mon enfance, d’autres mon adolescence, d’autres ma vie d’adulte… Je pense que chaque livre est unique et offre une émotion particulière. J’en ai plusieurs qui me viennent en tête. Mais si je ne devais en évoquer d’un, ce serait Sailor Moon de Naoko Takeuchi. C’est en découvrant ce manga (et les mangas en règle générale) que j’ai eu envie de dessiner. Ça changeait énormément de mes lectures de l’époque, du franco-belge bien classique. Le style graphique de Naoko Takeuchi était vraiment différent de ce que je connaissais. Ça m’a ouvert plein de nouveaux horizons.

Quel illustrateur t’inspire en ce moment?

Je suis une grande fan de l’univers de Camille Jourdy. Tant pour son trait que pour la sensibilité de ses histoires. J’aime aussi beaucoup les dessins de Boulet ou encore l’incroyable Scott McCloud.

Quels sont tes projets pour 2018-2019?

Je viens de sortir une bande dessinée intitulée Les Petites Cartes Secrètes aux éditions Delcourt. J’ai travaillé avec Anaïs Vachez scénariste sur ce projet. Deux ans de travail! Nous sommes très fières de cette BD et espérons qu’elle touchera le plus grand nombre.